
Bonne fête maman!
Ce matin, me réveiller au son de ses petits pas de course qui la mènent vers notre lit, voir sa petite face qui me sourit de toute ses dents, la douceur sa petite main sur mon avant-bras et sentir l’odeur de sa doudou qu’elle vient de planter sur mon nez…
Imbossible d’avoir un meilleur “Bonne fête des mères” que ça!
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Maudit mou!
Aujourd’hui, je suis un peu dans mes crottes en tant que maman.
Être maman, c’est MERVEILLEUX et ça je le pense réellement. Être maman, c’est hyper gratifiant quand je vois ma petite Papoute parler, grandir, sourire, faire tout plein de nouveaux trucs… Être maman, j’adore.
Mais être maman, c’est aussi beaucoup de sacrifices et aujourd’hui, ces sacrifices me pèsent lourd sur le coeur.
J’ai sacrifié mon corps. J’ai vu mon corps devenir énorme, ma peau étirée et brisée. Aujourd’hui, je trouve injuste d’être celle (et la seule) qui doit travailler encore plus fort qu’avant, pour retrouver un corps que j’aime. Je trouve injuste de me sentir jalouse de (trop jeunes) filles mieux faites, alors que mon corps est celui d’une femme qui a porté la vie en elle. Je trouve injuste d’avoir peur que mon homme ne me trouve plus aussi belle qu’avant. Je trouve injuste d’être celle qui doit payer de son temps et de son énergie, à cause que J’AI porté NOTRE progéniture.
Qu’on ne se méprenne pas. J’ai retrouvé ma taille d’avant (même que je suis plus petite). On peut me penser crinquée de me plaindre, avec mes 105 lb toute mouillée… Mais ce mou, ce mou sur mon ventre qui a décidé de s’établir et de rester… je l’haïs sans bon sens, ce maudit mou sur mon ventre.
Et les seins. J’ai encore souvenir de mes seins bien fermes, qui pointaient fièrement vers les cieux… quel désenchantement quand je les regarde maintenant. Petits, mollassons et qui pointent maintenant vers les creux… ou à moins qu’ils soient occupés à jaser avec mon mou de ventre, d’où leur intérêt vers le bas… m’enfin!
Le bonheur que m’apporte ma fille est plus fort que tout, mais il est faux de dire que c’est assez fort pour me faire oublier nier que mon corps est maintenant déformé…
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J’ai craqué…
… pour ces deux jolies paires de Robeez…
&
J’vous dis pas l’allure que ça lui donne (surtout pour la paire avec la guitare) et le petit prix que j’ai payé (mais si vous insistez…)
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Foufounes écolos
Malgré que notre progéniture soit aux couches jetables à la garderie, elle est aux couches lavables à la maison. Je trouve ce geste beaucoup trop important et économique pour abandonner. Après un premier essai, plusieurs mois à y penser, une couche gratuite pour l’essayer et de l’inspiration pour la construction, j’ai acheté tout ce qu’il fallait, dessiné mon propre patron et j’ai fait ma première couche à poche.
Très inspirée de la BumGenius 3.0, j’ai toutefois plutôt opté pour un intérieur bleu (il me semble que ça me fera moins mal au cœur lorsque les petits cocos viendront souiller l’intérieur de mon chef-d’œuvre). Je ne suis pas très enchantée de la couleur jaune-pâle-mal-de-cœur, et je pense donc recouvrir mes prochaines couches d’un tissus à l’extérieur (je pense principalement à du minky, question d’avoir ma quasi-version de la pas très abordable Berry Plush)! La grandeur de ma couche quant a elle, est trop grande pour le petit modèle de bébé que j’ai là. Mais pour les plus grands/gros bébé, ce serait très certainement parfait. D’ailleurs, si ce premier patron vous intéresse, suffit de me laisser un commentaire (j’aurai accès à votre courriel) et nous pourrons nous arranger pour que je vous l’envoie (je pourrais surement le numériser au travail).
En ce qui a trait à l’insert absorbant, j’ai décidé d’y aller d’un geste écolo-nomique et d’utiliser de vieilles serviettes en ratine et d’un restant de flanelle. Voici d’autres photo de cette première couche à poche version Papoute:

On voit ici l’élastique à la cuisse (pendant que madame escalade le sofa)

Vu de l’extérieur de ma couche, avec une BumGenius à droite pour comparaison

Vu de l’intérieur de ma couche, avec une BumGenius à droite pour comparaison
Le résultat me plaît beaucoup. Maniaque comme je suis, je rêve déjà d’une presse à bouton pression, question de lui donner un look de l’enfer… Mais soyons réaliste, ma fille aura 1 an et demi, on se rapproche beaucoup plus de la propreté que de l’inverse.
D’ici le déménagement, j’espère bien avoir le temps de retravailler mon patron et de faire un deuxième essai…
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Ton arrivée dans notre vie… 1/?
Petite progéniture adorée… Voici (enfin) le récit de ta naissance, la très belle histoire de ton arrivée dans notre vie. Après 41 longues semaines à te porter en mon ventre et à patiemment t’attendre ton papa et moi, ce n’est qu’à la veille de mon rendez-vous à l’hôpital pour te faire sortir (puisque toi, tu ne semblais pas pressée du tout) que tu as décidé de te pointer le nez, par toi-même… Déjà on voyait que tu auras du caractère… même pas sortie et tu ne t’en laissais pas imposer! Petite Papoute scorpion, va!
Voici donc cette histoire…
Le 21 novembre 2006, soit à la veille de ton arrivée, j’avais eu un rendez-vous avec Dr. Chantal pour mon dernier rendez-vous de suivi de grossesse. Surprise de me voir là (j’en étais à 40 semaines et 6 jours), elle m’a examinée et comme tu ne semblais pas très pressée de sortir de mon ventre, elle m’a fait un décollement des membranes, question d’aider le travail à avancer. Déjà effacée à 80% et dilatée à 3cm, il y avait de bonnes chances que ce décollement contribue à un déclenchement naturel (ce que nous souhaitions plus que tout au monde)… Par précaution, elle m’a quand même donné un rendez-vous pour jeudi le 23 novembre pour une provocation par rupture des membranes puisque mon col était favorable à la chose. Au soir du 21 novembre, rien de spécial ne s’était passé. Pas la moindre contraction et tu bougeais beaucoup comme à ton habitude. Après un bon souper d’anniversaire, un bon verre de vin (indigne maman dont tu as hérité) et un GROS morceau de gâteau, nous sommes allés au lit. Certes, un peu déçus de ne pas connaitre la fébrilité d’un déclenchement naturel, mais quand même heureux de savoir que le 23 novembre, jour de mon induction, nous irions à ta rencontre. Météomédia annonçait de splendides journées à venir, nous avions au moins la consolation que tu allais naître par une belle journée ensoleillée.
Cette nuit-là, petite Papoute, tu as bougé comme jamais auparavant. Tes mouvements me semblaient différents comparé à l’habitude… Que faisais-tu dans mon gros bedon? Toutefois, comme il arrivait souvent que tu bouges beaucoup dans mon ventre, j’ai simplement flatté mon énorme ventre, et je me suis tranquillement endormie en pensant très fort à ton arrivée prochaine.
Il était 05h50 le matin du 22 novembre 2006 et mon amoureux (qui allait devenir officiellement ton papa cette journée là, mais ça, nous ne le savions pas encore) est descendu au sous-sol pour m’embrasser avant de quitter pour le travail. J’avais fait dodo au sous-sol parce que mes ronflements de fin de grossesse dérangeaient pas mal ton papa, et je ne voulais surtout pas l’empêcher de dormir. En effet, nous savions que nous aurions bientôt besoin de toutes nos énergies pour nous occuper de toi. Au moment de m’embrasser, il a massé le bas de mon dos, et moi à moitié endormie, je lui ai demandé d’arrêter, parce que j’avais mal… Je ressentais un genre de contraction pas mal douloureuse. Mais comme j’avais déjà eu ce genre de douleur, je n’en ai pas fait de cas. Ton papa est donc parti, et moi je suis retombée endormie.
Vers 6h25, le soleil (oui, oui, le soleil alors que ça faisait des semaines qu’il ne faisait que pleuvoir) qui entrait par les fenêtres m’a tiré doucement de mon sommeil. C’est en me virant (de peine et misère) dans le lit que j’ai senti une chaleur très mouillée et surtout abondante dans mon entre-jambes… Étais-je en train de faire pipi sans pouvoir me retenir? Surement pas, puisque je sentais toujours ma vessie très pleine alors que tout ce liquide continuait de couler. Et s’il s’agissait de mes eaux qui venaient de crever? D’un pas lourd, je me suis dirigée à la salle de bain, où j’ai fait un vrai pipi… il fallait donc me rendre à l’évidence: je venais de perdre mes eaux. Si tu savais ma petite Papoute la joie qui m’a habitée à ce moment là. Voilà que j’allais vivre la fébrilité d’un déclenchement naturel. L’excitation d’appeler papa pour qu’il s’en vienne était mienne… merveilleux moment. C’est alors que les contractions ont commencé.
Je suis donc montée à l’étage, et j’ai appelé à la maternité de l’hôpital Lasalle pour savoir ce que je devais faire. Immédiatement après, j’ai essayé d’appeler papa pour lui dire que je croyais que le travail était commencé. Toutefois, impossible de le rejoindre. Alors, tel que l’infirmière me l’a demandé, j’ai pris une douche, question de voir si j’allais encore perdre du liquide et si mes contractions allaient arrêter ou non. C’est dans une bonne douche chaude que j’ai pris le temps de respirer et relaxer un peu… entre des contractions qui me semblaient drôlement proches les unes des autres et déjà très douloureuses. En sortant de la douche, j’ai minuté mes contractions et elles étaient déjà aux quatre minutes. J’ai donc essayé de rappeler papa sur le cellulaire qu’il avait emprunté, toujours sans succès. J’ai donc décidé d’appeler le téléphone de son superviseur, encore une fois, sans succès. Vers 7h35, j’ai sorti ma dernière carte du jeu: le numéro du téléphone dans l’usine. Enfin j’ai eu une réponse. Un collègue de travail à papa était tout énervé de mon appel (j’avais une semaine de retard, tous étaient au courant au travail de papa). Il est allé chercher papa qui était en réunion et qui lui, m’a rapidement rappelé.
“Mon amour, je crois que le travail est commencé… perdu mes eaux… contractions aux 4 minutes… ouch… peut-être que tu pourrais t’en venir…“. Papa a à peine pris le temps de me dire qu’il s’en venait, et il avait raccroché. À environ 7h40 J’ai donc décidé de rappeler à la maternité et j’ai pris soin de mentionner que lorsque j’ai perdu mes eaux, j’avais remplit d’un coup une serviette sanitaire. De ce fait, combiné aux contractions aux 4 minutes, on m’a demandé de m’en venir à la maternité, ils allaient m’attendre.
J’ai alors entrepris de me préparer tranquillement. Je voulais être belle pour ton arrivée. Mais les contractions semblaient maintenant aux trois minutes et la douleur était déjà telle, que je devais tout arrêter à leur arrivée, question de respirer profondément et les accueillir adéquatement. C’est donc de peine et misère que je me suis habillée alors que ton papa arrivait à la maison. Il s’est donc occupé de tous les détails restants: valises, lunch, et autres trucs auxquels je n’aurais pas pu penser. Pendant ce temps, j’ai tant bien que mal, essayé de sécher mes cheveux et de me coiffer.
9h00, nous étions prêts à partir pour la maternité. Notre inquiétude: le traffic. Comme de raison, en ce mercredi matin, il y avait beaucoup de gens sur la 440 et une tonne de gens en direction de la 13 sud. Ton papa, cowboy de mon cœur, a mit ses lumières de signalement et a roulé a toute allure sur la voie d’accotement. Mes contractions étaient alors aux deux minutes environ. J’avais très mal, mais je savais que c’était parce que tu faisais tranquillement ton petit bonhomme de chemin jusqu’à nous. Respirer, fermer les yeux et dire oui aux contractions, voilà ce que je faisais à chacune d’elle sous les encouragements de ton papa qui roulait bien trop vite sur l’autoroute.
C’est à 9h35 que nous sommes arrivés à l’hôpital. Nous sommes allés dans le bureau des admissions, où on nous a posé des (tonnes de) questions. Papa à du répondre souvent pour moi, puisque j’avais le souffle coupé à chacune de mes contractions. Après quelques formalités, on m’a envoyé sous monitoring afin de vérifier qu’il s’agissait bel et bien du jour de ton arrivée. Un coup couchée la douleur me semblait intolérable. Ton papa qui voyait venir les contractions sur le moniteur m’y préparait doucement en me demandant de respirer, de dire oui à cette vague qui s’en venait. Après 20 minutes de monitoring, on m’a admise à la chambre 117! Je ne m’étais pas trompée, tu allais bientôt être avec nous…
À suivre…
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Ça y est
Je n’y croyais plus. Ça me semblait une mission impossible. Résignée, j’avais même (presque) arrêté de chercher.
Trouver une garderie… dream on mama!
Désespérée, c’est sans attentes que j’ai lancé il y a deux semaines, une bouteille à la mer (lire ici, un courriel à une imposante liste de diffusion d’amis-d’amis-d’amis). Quelques jours plus tard, j’ai reçu l’appel d’une copine de grimpe : à la garderie où son petit garçon va, il y a une place de disponible!!! Elle a donc fait l’entremetteuse entre sa gardienne et moi, et voilà, notre petite Papoute commencera lundi le 28 avril prochain dans son nouveau milieu de garde.
Je ne pouvais pas espérer mieux… une référence. Alléluia! Il me semble qu’on part avec un boost de confiance supplémentaire. Des parents que l’on connait ont décidé de confier leur progéniture à cette femme… Depuis un an qu’ils y sont et ils sont toujours très enchantés. Non mais, pouvait-on VRAIMENT demander mieux?
L’air de la garderie est au rez-de-chaussé (j’ai toujours sursauté à la vue de sous-sols mal éclairés et humides), il y a une cours (disons que c’est comme de l’or en barre dans le 514), la gardienne fait ça depuis 12 ans (de l’expérience et une réelle passion, une combinaison gagnante), il y a que cinq petits amis dont deux sont à quatre jours par semaine, elle est ouverte de 7h00 à 17h30 (WOW), on n’a pas à payer ses vacances/absences/journées fériées, pas de contrat à signer, pas de règlements chiants… Bref que du gros bon sens, de la flexibilité et du respect.
C’est privé, mais on s’entend qu’à 18$ AVEC reçu, on est loin de pouvoir se plaindre. C’est un petit détour, mais encore là, je préfère faire un détour pour confier ma fille à une perle, que la « domper » juste à côté de chez nous parce-que-justement-c’est-dont-proche.
Notre éducatrice actuelle, est bien triste de perdre son petit rayon de soleil et nous sommes aussi tristes de quitter son fantastique milieu. Toutefois, c’est beaucoup plus sereine que la fois précédente, que j’anticipe ce changement de garderie (ce doit être un signe, nous avions trouvé l’autre place à 74 dodos du déménagement et celle-ci a été trouvée à 47 dodos de celui-ci, huhu)!
Plus que 45 dodos avant le déménagement et enfin, c’est la conscience tranquille que je peux VRAIMENT faire des boites, YAY!
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J’étions naïve…
Un jour, alors que je n’étais même pas encore maman, j’ai entendu l’expression “terrible two” ici et là, puis j’ai naïvement cru que c’était réellement à deux ans que ça se passait.
Naïve je ne suis plus, exaspérée je commence à être. Définitivement à suivre…
P.S. Pourquoi j’ai pas lu un seul livre où l’on parlait plutôt du terrible sixteen?
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Il y avait une vie avant les têtes à claques, tsé!
Pour les bien-pensants de l’escouade de la moralité, qui me reprochez (voir le dernier commentaire, en date du 22 mars 2008) l’utilisation du terme PAPOUTE pour référer aux membres de notre famille, incluant les parents et la progéniture… j’ai beau chercher, j’y vois pas le mal, ni en quoi c’est “épais” (la discussion sur le sujet est très intéressante).
J’aimerais bien voir quel genre de personne peut s’indigner pour si peu…
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Trouver une garderie: mission inaccomplie
Et on recommence…
Je ne croyais pas vraiment la chose possible, mais nous avons enfin (oui ENFIN) trouvé, comme dans “on a trouvé une bonne garderie pour notre petite Papoute”.
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Un an, trois mois et deux semaines…
… d’allaitement sont maintenant derrière nous. Après avoir donné naissance, il s’agit-là sans aucun doute de ma plus belle expérience de la maternité. Le sentiment que procure de donner la vie est tout simplement le summum de l’accomplissement personnel, mais celui de la maintenir cette vie, en nourrissant notre progéniture à même notre corps qui produit exactement ce qu’il lui faut… c’est indescriptible: être essentiel à quelqu’un, le don de soi… Pendant près de 5 mois, j’aurai été LA seule et unique source de nourriture pour ma fille… pendant un an, trois mois et deux semaines, je lui ai fourni ce qu’il y avait de mieux pour elle… ce n’est pas rien et j’en suis très fière.
Je suis bien heureuse, car nous n’avons pas vu cette fin arriver. Il n’y a pas eu de dernière tétée planifiée, pas d’anticipation nerveuse, pas de tristesse, pas de nostalgie. Je voulais un sevrage naturel, pour elle et pour moi. Nous l’avons eu! Toutes les deux, nous sommes enfin prêtes à passer à autre chose: ma fille à boire son 3.25% et moi à perdre un petit peu mon petit bébé qui est maintenant de plus en plus une grande fille.
Dans les moments faciles, comme dans les difficiles, nous avons été une super équipe! Merci belle Papoute de m’avoir permis de vivre un si bel allaitement!
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